2005 Pour nourrir les pensées
By Endre Farkas (Tr. Carole Beaulieu)
Jun 30, 2005, 14:02
Dès que j’ai dîné,
j’ai de la compassion pour ceux qui ont faim
et je laisse un généreux pourboire.
Dans le confort de l’éloignement
je suis assez rassasié pour écrire
sur les dus indus dans le monde.
Avec chaque image de mouches sur des lèvres desséchées
les métaphores de repas s’accumulent
comme les calories de la culpabilité.
Nous sommes repus d’images
nous manquons le vrai repas
et rompons le pain avec tous.
Nous avons de la nourriture qui vient de partout
des myriades de saveurs débordent des étagères
de nos magasins; trop pour trop peu de gens.
Mais, est-ce que je donnerais un peu
de ma chocolatine,
de mon vin et fromage
pour un salaire équitable quelque part?
Lorsque je suis rassasié, après dîner,
cela me semble juste.
Mais, lorsque je ne le suis pas,
bien, portons un toast à l’idée
et parlons-en au déjeuner.
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