Français
La confesseure
By Endre Farkas (Tr. Carole Beaulieu)
Jun 30, 2005, 13:04

Confesseure,

aussi profonde que l’imaginaire,

au-delà de l’envers et

au-delà même de la notion de l’envers.

Tu es assise dans le fauteuil, bière à la main,

cigarette qui monte en cendres;

tu donnes congé aux bornes que je traîne.

 

Confesseure,

comme l’inspiration qui m’invite

à scruter mes propres ténèbres

et à marcher dans ma propre chiasse.

 

Pas moyen d’oublier.

Le souvenir est l’un

des baumes que tu expires

comme un dragon, son feu.

Pas pour brûler,

mais pour détendre l’atmosphère.

 

L’initiation à ce lieu

n’est pas pour qui demande,

mais pour qui ne demande pas,

qui écoute les battements du cœur,

les chagrins et le cœur.

 

Et oui, tu fais bien.

Au mauvais moment,

à la bonne personne,

au mauvais endroit, dans une langue

aussi ancienne que la façon de la parler

avec une langue qui est profonde et qui va

à l’envers de mes craintes

 

Voici le moment,

tandis que j’ai ta langue et ton oreille,

de bégayer les mots

jusque là cryogénisés.

 

Merci de la tâche ingrate,

celle d’être l’autre moi. 



© Copyright


Hosted by Prosodia Server (www.prosodia.com)